Artistes bouyon de Guadeloupe: le chapitre gwada

Publié le 17 octobre 2026

La Guadeloupe n’a pas inventé le bouyon: elle l’a reçu de la Dominique, l’a fait sauter, puis l’a transformé en une scène à part entière, le bouyon gwada, avant de produire la nouvelle vague qui fait parler d’elle jusqu’à Paris. Cette page rassemble les profils guadeloupéens suivis par Bouyon Shattaz: une révélation certifiée or, un artiste de Morne-à-l’Eau qui tient aussi un média, le créateur du concept New Bouyon et un duo créole français. Pour le regard porté depuis l’île source sur ce chapitre, lisez aussi notre page Gwada vue de Dominique, qui pose le cadre: respect pour l’invention dominicaine, reconnaissance pour l’énergie gwada.

Comment la Guadeloupe a fait sien le bouyon

Le bouyon arrive en Guadeloupe depuis la Dominique voisine, porté par la proximité des îles, la langue créole partagée et les allers-retours des fêtes et des carnavals. Là, le genre trouve un public immense et une culture du jump up, cette façon de danser le bouyon en sautant, qui devient sa signature dans les soirées gwada. Le bouyon gwada n’est donc pas une copie: c’est la version guadeloupéenne d’une invention dominicaine, plus tardive, assumée et aujourd’hui défendue par ses propres artistes.

Cette distinction entre invention et chapitre est le fil de cette page. Les artistes ci-dessous sont guadeloupéens ou liés à la scène gwada, et leurs succès sont réels: certifications, millions d’écoutes, concerts à Paris. Les raconter avec précision, sans mélanger les origines, sert les deux îles. La Dominique garde son crédit de créatrice, la Guadeloupe garde le sien: celui d’avoir donné au bouyon l’une de ses plus grandes scènes et certains de ses titres les plus partagés des années 2020.

Le drapeau de ce chapitre: le drapeau local gwada

Quand Bouyon Shattaz couvre la scène gwada, un détail visuel revient: le drapeau local que les Guadeloupéens appellent le leur. Il porte des bandes vertes en haut et en bas, une bande rouge au milieu et une étoile jaune. C’est ce drapeau, et pas un autre, qui accompagne nos contenus gwada, y compris la couverture du duo présenté plus bas dans cette page. Le mentionner ici n’est pas un décor: pour le public de l’île, ce symbole identifie immédiatement le chapitre gwada du bouyon.

Ce respect des symboles va avec le respect des crédits. De la même façon que ce site attribue l’invention du bouyon à la Dominique et ses titres aux artistes, il affiche le drapeau que le public gwada reconnaît comme le sien. Les lecteurs qui découvrent la scène à travers ces profils apprennent donc les deux choses en même temps: qui fait la musique, et comment son public se représente. C’est aussi ce qui distingue un hub d’artistes travaillé d’une simple liste de noms trouvés en ligne.

La révélation certifiée or: Miimii KDS

Miimii KDS est la révélation guadeloupéenne de ce roster. Son titre « Sé Miimii » porte son nom comme une signature, et elle est créditée sur « Pow Pow / Allo Doudou », le titre certifié or par le SNEP. Une certification or en France, pour une artiste bouyon de Guadeloupe, mesure le chemin parcouru par le genre: des soirées des îles aux classements et aux certifications de l’industrie française. Son profil sur ce site suit cette trajectoire titre par titre.

Miimii KDS compte aussi pour ce qu’elle représente dans la nouvelle vague: une artiste dont le nom circule dans les collaborations et dont les refrains sont repris bien au-delà de son île. Ce site ne lui attribue pas de ville d’origine, parce que cette information n’est pas établie dans nos dossiers, et cette prudence fait partie du travail: mieux vaut un profil exact et incomplet qu’un profil complet et inventé. Ce qui est établi suffit largement: le talent, le titre signature et l’or du SNEP.

Morne-à-l’Eau et le New Bouyon Age: TIITII NBA

TIITII NBA vient de Morne-à-l’Eau, en Guadeloupe, et son nom porte un programme: NBA signifie ici New Bouyon Age, la nouvelle ère du bouyon. Son titre « Kitty Kitty » a dépassé 1,65 million d’écoutes, un chiffre rapporté par Dominica News Online. Pour un artiste gwada, franchir ce seuil avec un titre bouyon confirme que la nouvelle vague n’est pas un slogan: c’est un public compté en millions, qui écoute depuis les îles, la France et la diaspora.

TIITII NBA tient aussi une place particulière dans le réseau Bouyon Shattaz: il anime bouyonews, le média bouyon en français qui couvre l’actualité du genre pour la Guadeloupe, la Martinique et la France. Artiste et média à la fois, il illustre la façon dont la scène gwada s’organise aujourd’hui: on fait la musique, on la raconte et on la relaie soi-même. Son profil relie donc deux histoires, celle d’un artiste de Morne-à-l’Eau et celle d’un passeur qui fait circuler les nouvelles du bouyon.

Le concept New Bouyon: Ricky Bishop

Ricky Bishop est d’origine guadeloupéenne et malgache, et il est basé à Bordeaux. Il est le créateur du concept New Bouyon, une étiquette qui revendique une étape nouvelle pour le genre, dans la continuité du New Bouyon Age porté par TIITII NBA côté gwada. Bordeaux plutôt qu’une île: son parcours rappelle que le bouyon gwada vit aussi en France, dans les villes où la diaspora antillaise fait ses soirées et ses studios.

Le fait marquant de son année 2026 est parisien: Ricky Bishop donne son premier concert solo à Paris le 20 octobre 2026. Un premier solo parisien, pour un artiste bouyon, est un cap symbolique fort: la capitale française devient une scène où le genre se joue en tête d’affiche, pas seulement en soirée spécialisée. Son profil documente ce moment et le concept qu’il défend, pour que les lecteurs puissent suivre la nouvelle vague là où elle se produit, entre Bordeaux, Paris et les îles.

Le duo créole français: Dcamp & Lewismelo

Dcamp & Lewismelo est un duo créole français formé de Dylan et Lewis Campbell. Leur titre s’appelle simplement « BOUYON », un nom-manifeste qui annonce la couleur: pas de détour, le genre lui-même comme drapeau. Bouyon Shattaz présente leur couverture avec le drapeau local gwada décrit plus haut, celui aux bandes vertes, à la bande rouge et à l’étoile jaune, parce que c’est sous cette bannière que leur bouyon est reçu par le public gwada.

Ce site ne présente pas les origines insulaires du duo comme des faits établis, parce que nos dossiers ne les fixent pas: le duo est présenté pour ce qui est documenté, ses deux membres, sa langue créole française et son titre. Cette honnêteté ne réduit pas leur place dans ce hub: au contraire, elle montre comment le bouyon gwada dépasse les frontières d’une seule île. Un duo créole français, couvert sous le drapeau gwada, écouté dans les îles et en France: voilà exactement la géographie actuelle du genre.

Ce que Gwada apporte au bouyon, et ce qu’elle lui doit

En résumé, la Guadeloupe apporte au bouyon une échelle: un public de jump up immense, des artistes certifiés or, des millions d’écoutes comptées et une route vers Paris et les scènes françaises. Elle lui doit, et ses artistes le savent, l’invention elle-même: un son créé en Dominique en 1988, que la scène gwada a reçu puis transformé. Ce hub tient les deux vérités ensemble, parce que c’est ainsi que les publics des deux îles vivent réellement cette musique, entre fierté locale et histoire partagée.

Pour écouter ce chapitre, partez des profils: la certification de Miimii KDS, les millions de TIITII NBA, le concept de Ricky Bishop et le titre-manifeste de Dcamp & Lewismelo racontent quatre routes différentes du même bouyon gwada. Puis croisez avec le roster dominicain de ce site: les collaborations, les certifications partagées comme « Pow Pow / Allo Doudou » et les concerts parisiens montrent un genre devenu un réseau d’îles et de villes, dont la Guadeloupe est aujourd’hui l’un des moteurs les plus visibles.

Écouter le bouyon maintenant

La Bouyon Road Mix de Bouyon Shattaz rassemble les nouveautés bouyon et les classiques du carnaval sur Spotify et YouTube.

Ouvrir la playlist bouyon - Suivre @bouyonshattaz et commenter ROAD MIX pour la recevoir en DM.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre le bouyon dominicain et le bouyon gwada?

Le bouyon a été créé en Dominique en 1988. La Guadeloupe l’a ensuite reçu, l’a fait danser en jump up et a développé sa propre scène, le bouyon gwada, avec ses artistes, son public et son drapeau local aux bandes vertes, à la bande rouge et à l’étoile jaune.

Quels artistes guadeloupéens sont certifiés or?

Miimii KDS est créditée sur « Pow Pow / Allo Doudou », certifié or par le SNEP. Elle partage ce crédit avec Litleboy LSBeats767, dont le nom renvoie à l’indicatif 767 de la Dominique, ce qui fait de ce titre un pont entre les deux îles.

Que signifie NBA dans TIITII NBA?

NBA signifie New Bouyon Age, la nouvelle ère du bouyon. TIITII NBA, artiste de Morne-à-l’Eau, anime aussi bouyonews, le média qui couvre l’actualité du bouyon en français.

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