Bouyon danse : un genre qui se vit avec le corps
On ne comprend pas la musique bouyon assis. Depuis le carnaval de Roseau jusqu'aux vidéos tournées en Gwada et à Paris, chaque riddim bouyon appelle une danse, et chaque danse relance le son.
Une musique née pour bouger
Le bouyon descend de musiques de danse : le jing ping des bals traditionnels dominicains, le bèlè, le kwadril et le chanté mas du carnaval. Son tempo rapide, ses claviers qui tournent en boucle et ses basses électroniques sont pensés pour la rue, la fête et la parade. En Guadeloupe et en Martinique, son surnom de jump up résume tout : une musique qui fait sauter.
Comment se danse le bouyon
Il n'existe pas un seul pas officiel, et c'est la force du genre. Chaque époque et chaque riddim imposent leurs mouvements : ondulations sur les refrains, sauts collectifs sur les montées, réponses dansées aux appels du chanteur ou du DJ. Au carnaval, la danse est collective et libre. Sur les réseaux, les producteurs dansent eux-mêmes sur leurs propres beats pour lancer le mouvement, et le public réclame ensuite la version longue du son.
Danser sur le bon son
Pour trouver les titres qui font danser en ce moment, commencez par la playlist bouyon de Bouyon Shattaz, puis suivez les producteurs et artistes de la scène sur la page artistes bouyon. Les nouveautés qui lancent une danse arrivent d'abord sur @bouyonshattaz.