Mr Gwada : le Dominicain que la Guadeloupe a baptise
Publié le 20 octobre 2026
Mr Gwada est un chanteur et auteur bouyon de la Dominique, de son vrai nom Kernel Stevens, aussi crédité comme Benz aka Mr Gwada et Benz Mr Gwada. Son histoire tient en un trajet que peu d’artistes bouyon ont fait dans ce sens : parti de la Dominique en 2000 pour rejoindre son pere en Guadeloupe, il a construit son identite de scene sur l’île française, en mêlant le bouyon dominicain au créole français, jusqu a ce qu’un tube intitulé « Gwada » lui donne son nom de scene. Ce profil suit ce parcours avec les sources disponibles : sa biographie d’artiste publiee sur ReverbNation, les credits vérifiés de ses titres sur Shazam, et la trace de son catalogue dans les playlists des DJ et des radios de la Caraibe.
Qui est Mr Gwada : Kernel Stevens, Benz, et un nom donne par le public
Selon sa biographie d’artiste publiee sur ReverbNation, Kernel Stevens, mieux connu comme Benz Mr Gwada, vient de la Dominique, l’île nature. La même biographie le présente comme l’un des auteurs et interprètes bouyon les plus prolifiques de la Dominique, une formule que ce profil reprend comme une presentation d’artiste et non comme un classement etabli. Ce qui est vérifiable, en revanche, se lit dans les credits : sur les fiches Shazam de ses titres récents, le nom d’auteur qui revient est Kernel Stevens, de « Touch Down » a « Se Pa Taw », ce qui ancre l’identite civile derriere le nom de scene.
Le nom Mr Gwada, lui, n’est pas un choix de bureau. Toujours selon sa biographie, c’est le succès immediat de sa chanson bouyon « Gwada », qui raconte son expérience personnelle en Guadeloupe et qui a été produite par DJ Flip, qui lui a valu d’etre surnommé affectueusement Mr Gwada par ses fans et ses pairs. Le titre circule aussi sous la forme « everybody wan go GWADA », tout le monde veut aller en Gwada, et la biographie le présente comme son premier tube bouyon. Un artiste baptise par son public d’adoption : le detail resume tout le personnage.
Il faut distinguer Mr Gwada d’un autre nom proche sur ce site, Gwada G, artiste different suivi par ailleurs dans nos pages. Mr Gwada est le Dominicain de ce profil, fondateur revendique du mouvement Bouyon Nation 767, ou 767 est l’indicatif telephonique de la Dominique. Ce numero dans le nom du mouvement dit le projet : porter le bouyon dominicain au dehors, en commencant par l’île ou il a vecu son histoire la plus singulière, la Guadeloupe.
Sa place sur un site consacre au bouyon n’a donc rien d’artificiel. Mr Gwada est un artiste bouyon au sens plein : forme dans le cercle des pionniers dominicains, auteur d’un premier album bouyon, connecte au producteur Dada, et toujours present dans les rotations bouyon actuelles. Son originalite est ailleurs : il est le chaînon vecu entre le bouyon de Roseau et le public de Guadeloupe, les deux rives que notre page bouyon gwada raconte comme un seul territoire musical.
2000 : quitter la Dominique pour la Guadeloupe, et inventer un style bilingue
Le tournant de sa vie est date par sa biographie : en 2000, il quitte sa Dominique natale pour rejoindre son pere sur l’île française de Guadeloupe. Il n’a pas encore le nom Mr Gwada, ni le tube qui le lui donnera. Ce qu’il emporte, c’est une formation dominicaine et une oreille formee au bouyon des annees 1990, celui des groupes live et des claviers de Roseau. Ce qu’il trouve en Guadeloupe, c’est un public creolophone français, une scene zouk et dancehall, et une autre maniere de feter.
La biographie décrit la suite avec precision : une fois en Guadeloupe, Benz Mr Gwada a commence a mélanger ses textes avec le créole français, et ce mélange est devenu le style auquel on l’identifie populairement aujourd hui. Il faut mesurer ce que ce choix represente dans l’histoire du bouyon. Le bouyon est né en Dominique, en anglais et en kweyol dominicain. Le chanter aussi en créole français, depuis l’interieur d’une vie vecue en Guadeloupe, ce n’est pas une traduction commerciale : c’est le recit d’une double appartenance, et c’est ce recit que la chanson « Gwada » met en musique.
Cette position bilingue explique sa longevite particuliere. Du cote dominicain, il reste un artiste de la maison, crédité dans les memes rotations que les groupes de Roseau. Du cote guadeloupen, il parle la langue de la rue et de la fete, avec des titres comme « Pa Ni Papie », il n y a pas de papiers, dont l’orthographe même est celle du créole écrit des Antilles françaises. Peu d’artistes bouyon occupent les deux côtés de cette frontière linguistique avec une biographie qui la justifie titre par titre.
Pour situer cette trajectoire dans le paysage plus large, notre page sur les artistes de Guadeloupe et notre dossier bouyon en Guadeloupe racontent comment l’île française est devenue la deuxième maison du bouyon. Mr Gwada y tient un role a part : il n’est ni un Dominicain de passage en tournee, ni un Guadeloupen qui adopte un son venu d’ailleurs. Il est un Dominicain devenu, par la vie et par un tube, l’ambassadeur que les Guadeloupens ont eux memes nomme.
Les debuts : Derrick Rah Peters, Lone Rain Jah et l’album Bouyon Biznis
Avant le tube, il y a l’apprentissage, et sa biographie le raconte en une phrase dense : tot dans sa carrière, Benz Mr Gwada a chante avec Derrick Rah Peters, le pionnier legendaire du WCK, sur le projet d’album solo de Peters intitulé « Lone Rain Jah », et cette collaboration a été sa première grande introduction au genre bouyon. Chanter aux côtés du chanteur de WCK, le groupe qui a fonde le bouyon a la fin des annees 1980, place le jeune artiste dans la lignee directe des fondateurs, par le travail et non par le discours.
La biographie ajoute l’etape suivante : il a ensuite sorti son premier album bouyon, intitulé « Bouyon Biznis ». Le titre, le business du bouyon, annonce un artiste solo qui pense déjà en carrière et en catalogue, a une epoque ou le bouyon reste domine par les groupes. Ce profil ne connait ni la date exacte ni la liste des titres de cet album dans les sources ouvertes pour cette recherche : aucun detail n’est donc invente pour le completer, et cette limite est dite ici comme dans le reste du site.
Ce que les sources permettent de dire, c’est la logique de la sequence. Un featuring formateur aupres d’un pionnier de WCK, un premier album solo bouyon, puis l’installation en Guadeloupe et le tube qui change le nom de l’artiste : la trajectoire est celle d’un chanteur qui construit son identite par couches, la formation dominicaine d’abord, l’expérience guadeloupenne ensuite, la signature bilingue enfin. C’est cette troisième couche qui le distingue de la plupart des chanteurs solos de sa generation.
Le lien avec la generation des producteurs se lit dans le titre qui suit le tube dans sa biographie : « Come Join Me », sur le Daydream Riddim, produit par Krishna « Dada » Lawrence. Dada est le producteur auquel ce site attribue, sur le témoignage signe de Sean « Smokiller » Francis, le lancement du bouyon soca en Dominique en 2003, et le producteur crédité derriere « Famalay ». Que le chanteur de « Gwada » ait enchaine sur un riddim de Dada relie son histoire a l’autre grande soudure du bouyon moderne, celle du bouyon et de la soca.
Le tube Gwada et la scene du World Créole Music Festival
La chanson « Gwada » est le pivot du profil, parce qu’elle est a la fois un tube, un recit et un acte de naissance. Selon sa biographie, le titre raconte son expérience personnelle en Guadeloupe, il a été produit par DJ Flip, et son succès immediat lui a donne son nom de scene. La formule du refrain, tout le monde veut aller en Gwada, retourne le regard habituel : ce n’est pas le Dominicain qui reve de l’île française, c’est tout le monde, et le chanteur, qui y vit, devient le témoin privilegie de ce désir.
Sa biographie affirme ensuite qu’il est devenu l’un des plus gros artistes bouyon solos depuis sa première apparition comme l’une des têtes d’affiche du World Créole Music Festival en 2013, apres la sortie de ce premier tube. Ce profil présente ce point exactement pour ce qu’il est : une affirmation de la biographie de l’artiste. L’annonce des têtes d’affiche 2013 publiee par la presse caribeenne a l’epoque nomme d’autres artistes et ne liste pas Mr Gwada dans les extraits consultes pour ce dossier. La scene du festival de Roseau reste donc, a ce stade du dossier public, un fait revendique par l’artiste et non un fait corroboré par la presse du festival, et le lecteur merite de le savoir.
La même biographie fait de lui le fondateur du mouvement Bouyon Nation 767 et décrit des tournees dans la Caraibe, aux États Unis et en Europe, dans un effort pour porter le bouyon vers le monde. La encore, le profil distingue les registres : le slogan et l’ambition sont documentes par la page de l’artiste, les dates de tournee précises ne le sont pas dans les sources ouvertes ici. Ce qui est vérifiable sans cette biographie, c’est la presence continue de son nom loin de la Dominique, dans les tracklists des podcasts bouyon et les playlists radio, comme on le voit plus bas.
Pourquoi cette prudence vaut la peine d’etre écrite ? Parce que le cas Mr Gwada est typique d’une generation d’artistes bouyon dont l’histoire circule surtout par leurs propres pages. Dire ce qui vient de l’artiste, ce qui vient des credits et ce qui reste a corroborer, c’est la seule maniere honnete de lui donner la place qu’il merite sans lui preter une histoire qu’il n’a pas signee.
Le catalogue : de Big Chain et Pa Ni Papie aux titres vérifiés de 2020 a 2024
La biographie publiee sur ReverbNation liste un catalogue de titres populaires qui dessine, a lui seul, la matière de son répertoire : « Big Chain », « Bcuz U Leave », « 1 Night Stand », « Pa Ni Papie », « Toxic Love », « Never Thirsty », « Best Life », « Circle », « Feeling Sick » sur le Loud Riddim, « Saw Kim » et « Pressure », entre autres. Plusieurs de ces titres se lisent comme un journal de la vie antillaise qu’il chante : l’amour qui part, la fete d’une nuit, la question des papiers, la chaîne en or du paraitre. Les titres en créole français y cotoient les titres en anglais dominicain, exactement comme sa biographie l’annonce.
Les credits de streaming confirment que ce catalogue n’est pas un souvenir. La fiche Shazam de « Touch Down » le rattache a un album intitulé « Bouyon », sorti le 11 mai 2020 sous son propre nom, avec Kernel Stevens comme auteur et un tempo de 155 BPM, la zone haute du bouyon de fete. « Who Fool Dem », avec Fucha Kid, sort le 14 septembre 2020 sous le label 1991556 Records DK. « Winning » le crédité comme auteur aux côtés de Bryelle Joseph. Ces trois fiches, vérifiées pour ce profil, montrent un artiste qui publie régulièrement au début des annees 2020, en solo et en collaboration.
Les annees 2024 prolongent la serie avec des fiches tout aussi précises. « CREW (HEY) », sur le Trance Bouyon Riddim avec Menace XL, sort le 10 janvier 2024, toujours sous 1991556 Records DK. « Se Pa Taw » suit le 27 fevrier 2024, auteur Kernel Stevens, tempo 160 BPM, et la vidéo reliee a la fiche le présente en duo avec DJ Taffy, sous l’étiquette Bouyon 2024. Le titre, ce n’est pas a toi, en créole français, rappelle que sa signature bilingue n’est pas un épisode ancien : elle structure encore ses sorties les plus récentes.
La circulation du catalogue se vérifié enfin là où le bouyon vit vraiment, dans les mixes. Les tracklists du Soca Podcast, qui documentent la rotation bouyon dominicaine récente, alignent « Pa Ni Papie (Kinkin La) », « Tek It » avec Nayee, « Ben Ur Back » et « Big Chain » avec Bobo Bantan, « Deja Koke » avec Kassidje, « Thats D Biznis », « Nasty (Paint and Powder) », « 1 Night Stand », « Breeze » et « Money » avec DJ Taffy. Les playlists de la radio Kool FM Tropikal, relevees sur Online Radio Box, loguent de leur cote des passages de « BEN UR BACK » et de « BIG CHAIN ». Un catalogue qui tourne en radio et en podcast, sur plusieurs saisons, vaut comme preuve de presence continue.
Pourquoi Mr Gwada compte, et ce que ce profil ne sait pas encore
Mr Gwada compte parce qu’il incarne une voie que le bouyon n’a prise qu’une fois avec cette netteté : un chanteur forme en Dominique, installe en Guadeloupe, rebaptise par le public guadeloupen, et resté fidèle au bouyon comme genre unique de travail. La plupart des ponts entre la Dominique et les Antilles françaises passent par des tournees, des collaborations ou des productions. Le sien passe par une vie : un départ en 2000, un pere rejoint, une langue ajoutée, un tube qui raconte exactement cela.
Il compte aussi comme auteur. Les credits vérifiés portent son nom civil, Kernel Stevens, comme auteur de ses titres récents, et sa biographie le présente comme auteur interprète avant tout. Dans un genre ou les chanteurs sont souvent portes par les groupes et les producteurs, un solo qui écrit, publie sous son nom et tient un catalogue sur plus d’une décennie est un profil a documenter pour lui même. Notre playlist bouyon et notre page bouyon soca permettent de replacer ses titres dans le son de sa generation.
Ce profil dit enfin ses limites, parce qu’elles sont reelles. L’essentiel de l’histoire ancienne, le départ de 2000, le featuring avec Derrick Rah Peters, l’album « Bouyon Biznis » et la tête d’affiche de 2013, repose sur une seule source publiee : la biographie de l’artiste sur ReverbNation. Elle est citee et attribuee partout ou elle sert, mais elle n’a pas ete corroborée par une presse independante dans les sources ouvertes pour ce dossier. Aucun compte officiel vérifié n’a été confirme par l’ouverture d’une page exacte pendant cette recherche, et cette page ne lie donc aucun reseau social dans son schema.
Si des elements independants viennent completer le dossier, dates de l’album, archives du festival, liens officiels confirmes, ce profil sera complete et date comme toutes les pages de ce site. En attendant, l’écoute commence par les titres vérifiés : « Gwada » pour l’acte de naissance, « Touch Down » et « Se Pa Taw » pour la signature actuelle, et « Big Chain » avec Bobo Bantan pour la rotation telle qu’elle tourne aujourd hui.
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Questions fréquentes
Quel est le vrai nom de Mr Gwada ?
Selon sa biographie d’artiste publiee sur ReverbNation, son nom est Kernel Stevens, mieux connu comme Benz Mr Gwada. Les credits Shazam de ses titres récents, dont « Touch Down » et « Se Pa Taw », portent Kernel Stevens comme auteur.
Pourquoi Mr Gwada s’appelle-t-il Mr Gwada alors qu’il est Dominicain ?
Selon sa biographie, il a quitte la Dominique en 2000 pour rejoindre son pere en Guadeloupe. Le succès immediat de sa chanson bouyon « Gwada », produite par DJ Flip et inspiree de son expérience en Guadeloupe, lui a valu le surnom de Mr Gwada, donne par ses fans et ses pairs.
Mr Gwada a-t-il vraiment ete tête d’affiche du World Créole Music Festival en 2013 ?
Sa biographie l’affirme : elle dit qu’il y est apparu comme l’une des têtes d’affiche en 2013, apres son premier tube. En revanche, l’annonce des têtes d’affiche 2013 publiee par la presse caribeenne consultee pour ce dossier nomme d’autres artistes et ne le liste pas. Ce profil présente donc ce point comme une affirmation de l’artiste, pas comme un fait corroboré par la presse du festival.
Quel est le lien entre Mr Gwada et Dada, le producteur de Famalay ?
Sa biographie indique qu’apres « Gwada », il a sorti le single « Come Join Me » sur le Daydream Riddim, produit par Krishna « Dada » Lawrence. Dada est le producteur dominicain crédité sur « Famalay » et auquel ce site attribue le lancement du bouyon soca en 2003, sur témoignage signe.
Quels sont les titres vérifiés récents de Mr Gwada ?
Sur Shazam : « Touch Down », extrait de l’album « Bouyon » sorti le 11 mai 2020 ; « Who Fool Dem » avec Fucha Kid, le 14 septembre 2020 ; « CREW (HEY) » sur le Trance Bouyon Riddim avec Menace XL, le 10 janvier 2024 ; et « Se Pa Taw », le 27 fevrier 2024. Sa biographie liste aussi « Big Chain », « Pa Ni Papie », « 1 Night Stand », « Toxic Love », « Never Thirsty » et « Best Life ».
qu’est-ce que Bouyon Nation 767 ?
Selon sa biographie, Bouyon Nation 767 est le mouvement fonde par Mr Gwada pour porter le bouyon vers le monde, avec des tournees dans la Caraibe, aux États Unis et en Europe. Le nombre 767 est l’indicatif telephonique de la Dominique, son île d’origine.
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